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La solitude
La solitude est le lot de beaucoup de personnes transsexuelles. Un
sentiment que bien souvent ces personnes n'osent pas exprimer de peur
de se faire dire en pleine face qu'ils ou qu'elles passent leurs
temps à s'apitoyer sur leur sort. Donc, ses personnes se taisent et
font semblant que tout va bien. Mais en réalité, c,est le contraire.
Leur sentiments viennent souvent du fait que de un, ces gens se
retrouvent seuls(seules), plus d'amis(es), plus de famille et plus
d'emploi. Un sentiment qui est doublé par la triste réalité que leur
vie se poursuivra dans la solitude la plus complète. Pas de conjoint,
pas d'enfant. Et oui, faire une transition de changement de sexe
viendrais à dire qu'il faut faire un trait sur tout. Même sur la vie
de famille.
Pour des gens, avoir une vie de famille c'est ce qu'ils ont souhaité
toue une vie. D'avoir un mari ou une femme, d'avoir des enfants et de
grandir auprès d'eux. C'est ce qui empêche des fois à certaines
personnes transsexuelles primaires de s'accepter en tant que personne
transsexuelle et d'assumer au grand jour leur différence. Certaines
choisissent la solitude, d'autres la voie du mensonge.
Mais moi, j'ai choisis la solitude. Un choix difficile qui m'a été de
toute manière imposé par ma famille avant tout. Depuis très jeune,
j'ai été rejeté par ma famille. On ne rejetais pas le fait que
j'étais leur enfant. Mais le fait que j'avais une personnalité
différente des autres enfants. Ma débrouillardise et mon autonomie a
ébranlé l'ego de mes parents. Il y a des parents qui n'aime pas se
faire dire non par leurs enfants. De se faire sentir inutile. Et à
cause de ça, ces parents feront tout pour briser la forte
personnalité de leurs enfants pour qu'ils deviennent docile et très
dépendants d'eux.
J'ai été brisé. J'ai été puni trop souvent dans le coin parce que je
disais non à mes parents. J'ai été souvent privé de nourriture pour
me faire comprendre que c'étais pas moi qui dictais les règles mais
eux , mes parents. J'ai été brise par de la violence physique et
psychologique.
Mon seul vrai crime, c'étais d'avoir dit non trop souvent à ma mère
et à mon père. Je n'ai pas volé, ni fait d'autre larcins si ce n'est
des fois, j'écoutais trop souvent les conseils mal avisés de mon
frère qui me poussait à faire des choses délinquantes. Mon frère m'a
appris à voler comme lui. Il m'a appris à battre ma soeur handicapée
sans que cela ne laissent pas de traces. Il m'a appris à mettre le
feu dans ma chambre ou dans le salon pour attirer l'attention.
J'en conviens, je n'étais pas intelligente de faire ce que mon frère
me conseillait. Je faisais cela parce que je voulais être aimé par
mes parents. Aussi bien même que mon frère délinquants. Je me
souviens du jour où mon frère sans raisons apparentes sauta et
violenta ma soeur physiquement et lorsque ma mère s'est interposée
pour empêcher mon frère de tuer ma soeur, celui-ci se mit en colère
et sauta à la gorge de ma mère et l'étrangla presque à la mort Elle
devint bleue et je vis mon père regarder la scène impassible, j'ai
alors pris les choses en main. Et malgré ce geste ultime , mes
parents ont toujours continuer à l'aimer et même à vanter ses
mérites.
Par contre moi, un enfant naïf, croyant tout ce qu'on me disait, qui
croyait qu'en restant honnête et correct d'une certaine façon, que
j'irais loin dans la vie et que mes parents finiraient J'ai su à ce
moment-là que j'étais de trop dans cette famille qui excusaient trop
facilement les comportements haineux et dangereux de mon frère.
Mais moi, qui n'avait jamais fait des choses aussi graves que
celles-là, jetait rejeté et traité comme de la merde. J'ai su à
l'intérieur de moi que j,étais de trop. Une personne arrivée comme un
cheveux sur la soupe. Et cette dure vérité, tellement dure à entendre
au creux de mon coeur, j'ai su que je n'étais pas voulu, désiré. Et
même, j'ai même crue un moment donné que je fut adopter par eux.
J'ai tout fait pour attirer leur attention, j,ai commencer à me
battre, à ne plus faire mes devoirs et j'ai tout fait pour couler mes
années scolaires. Mais rien. Aucunes réactions. Pas de blâmes. Pas de
réprimandé sur mes gestes déviants. Mes parents ne s'intéressaient
pas à moi. Et j'ai lâché. J'ai commencé à penser à la mort. À penser
à la mort . À penser comment j'allais mourir. Puis, ce qui devais
arriver arriva, les idées suicides et les actes se sont suivis.
Couteaux sous c'est parties génitale que je souhaitais de voir
disparaître. Je ne souhaitais que ça. Peut importe si je devais
mourir. C'est pas qui m,inquiétais le plus. Mais plutôt de continuer
à vivre comme une forme de monstruosité. Une aberration de la nature
qui devais absolument disparaître de la surface de la planète.
L'abandon de mes parent fut pour moi la plus grande des solitude à
supporter. Et je n'ai jamais pu apprendre, même aujourd'hui, à vivre
avec ça. Même là, maintenant que je vous parle, ça me fait quelque
chose. Ça me ronge à intérieur petit à petit. Je me suis sentie
trahis par ma famille. Je me sens en colère après eux. J'ai envie de
crier ma souffrance et pleurer toutes ses larmes de sang que j'ai
versé en secret sur ce coeur qui aime encore ses parents. Je les
hais, car, à cause d'eux, je suis incapable de ressentir des émotions
normales. Je suis incapable d'avoir confiances aux autres.
De me donner la chance d'avoir une vie normale. Une vie amoureuse,
une vie de famille et une vie professionnelle au travail. Je suis
toujours sur la défensive. J'ai toujours peur qu'on m'attaque et
qu'on me fasse mal. Je suis là , au retrait de la société. Je regarde
le monde silencieusement assis dans l'estrade et vois comme un
téléspectateur la scène de la vie. Je n'ose interférer. Pourtant, je
vois tout et je note tout. Mais je reste à l'écart de tout sans dire
un mots. Car, pour le moment, je suis incapable d'agir et de faire
changer ma vie avant tout. Voilà pourquoi je les déteste mes parents.
Je suis une handicapé socialement. Et je dois tellement déployer
d'efforts pour arriver à faire changer les chose. J'ai du me
réapprendre à m'affirmer, à énumérer de un, mes besoin et de les dire
ensuite. Et je me suis forcée pourtant à vivre en couple avec des
gens, j'ai fait beaucoup de concession, j'ai même fait passer les
autres avant moi. Rien . Je n'arrivais pas à me sentir accompagnée et
valorisée. je me sentais toujours et encore seule.
J'ai passé généralement ma vie seule , pas de famille et pas
d'amis(es) et j'espérait au fond de moi que les choses changent un
jour ou l'autre. J'ai eu la chance de connaître de belles personnes.
Et ces personnes riches du coeur sont presque toujours mis à l'écart
de la société et je remercie la vie de me les avoir mis sur ma route.
Merci à cette vie qui m'a fait connaître Des enfants d'une telle
simplicité du coeur, des gens ayant un handicap physique et les
personnes âgées. Ils mont tellement apportés. Ils m'ont donné ce
courage et cette volonté de continuer.
Il est faut de croire que je ne connais pas grande monde à l'âge que
j'ai là présentement, j'ai 31 ans et j'ai beaucoup de connaissances
et de relations mais très peu de ces gens sont mes amis(es). Et ceux
ou celles qui sont mes amies, ce sont que je me sens accepter
entièrement par eux et cela, malgré mes erreurs, mes difficultés et
mes peines. Le reste, ce ne sont et resterons mes connaissances. Mais
même, si j'ai des amis(es) et beaucoup de gens que je connaissent, je
sens ma vie incomplète. J'ai un besoin intérieurement de vie en
couple et d'avoir des enfants. De les voir grandir auprès de moi.
J'ai besoin de me sentir utile. Genre comme me lever a 5 heure du
matin pour faire leur petit déjeuner, les faire manger, les habiller
et les amener à l'école. Et ne dîtes pas que j'ai oublier la période
des couches. C'est un désir et un besoin très fort en moi. J'ai envie
de transmettre ce petit quelque chose que j'ai apprise tout au long
de ses années. Mais à qui, à mes enfants. C'est si dure aujourd'hui
de transmettre ton vécu aux autres.
Ce manque, cette solitude vient de là et ce qui me cause bien du
chagrin et beaucoup de solitude. Une solitude qui devient
insoutenable à certaines périodes de ma vie. Et durant ses périodes,
j'ai l'impression d'étouffer, même de me noyer dans une mer de larme.
Je meurs seule dans mon appartement, isolé de tout, du monde
extérieur. Mon seul lien, des copines comme moi que j,ai fait la
connaissance sur l'Internet et je ne peux décrire ce sentiment qui me
donnait de l'espoir en me disant qu'un jour ou l'autre, que les
choses changeront pour le mieux . Mais quand. Je l'ignore. Et d'ici
là, je vois les années s'écouler là, devant mes yeux et je n'y peut
rien faire et à cette constatation, je pleure davantage en secret, de
peur que mes copines ne voient la vérité sur moi, que je suis humaine
avec mes forces et mes faiblesse.
Je ne regrette pas le choix que j'ai pris pour faire ma transition de
changement de sexe. Ce fut au contraire une de mes meilleures
décisions. Certes je suis seule encore. Mais je savais dans quoi que
j'allais m'embarquer. Je connaissais déjà les aléas de la solitude
mais aussi cette amertune qui te ronge, mais le fait de m'avoir enfin
accepter et d'assumer ma véritable personnalité m'empêche de sombrer
de nouveau dans les profondeurs abyssales qu'est la dépression. Mais
il me manque quand même cette chose que je considère très importante
dans ma vie, c'est à dire, une vie de couple et une vie de famille.
Un jour sans doute. Mais disons que je suis mieux préparer maintenant
à vivre cette dure solitude. Mais c'est bien moins dure de ce que
j'ai déjà vécu dans mon enfance.
Mais pour une personne qui n'a pas vécue seule et rejeté par les
autres, le simple mot de la solitude et le fait de vivre une vie
seule à part des autres et surtout en marge de la société est une
chose trop, mais c'est une dure réalité à supporter. Et ça, juste le
fait de savoir de ça et d'être au courant de la réalité, cela peut
pousser beaucoup de gens à se cacher et à jouer la comédie, juste
pour arriver à leur fin et ne pas se retrouver seul(seule) Peut
importe si on blesse les gens. C'est soi qui compte .Les autres c'est
pas grave. Un peu égoïste certes mais c'est une façon de se protéger.
Ce que moi-même j'ai refusé de faire et que j'aurais pu faire sans
problème. Mentir et jouer la comédie n'est pas un problème. Au
contraire, un challenge qui fait en sorte que ton rôle s'améliore
d'année en année jusqu'au jour, tu es incapable de te souvenir de ta
vraie vie avant. que tout commence. Le plus gros mensonge s'est de
faire entendre ce que les gens veulent bien entendre .Les gens n'ont
qu'à faire de la vérité. C'est ce qu'ils veulent entendre qui les
intéressent.
Je terminerais là-dessus en disant que la solitude est un mal
nécessaire qui nous apprends à être plus autonome des autres gens qui
nous entourent. Et le fait de se donner le droit de connaître la
solitude et ses maux qui viennent avec du même coup ne veut pas dire
qu'es est maso ou fou. On se donne le droit de souffrir et le droit
de grandir encore plus fort et plus haut dans le ciel.
Marie-Soleil
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