|
|
Archives :
Conséquences sur la santé de la prise de testostérone
Ça serait pas mal de tenter de lire ça aussi, si vous prenez ou
comptez prendre de la testo...
J’ai essayé de synthétiser les quelques études que j’ai pu trouver en
particulier sur les conséquences sur la santé de la prise de
testostérone dans une transition de type femme à homme.
Au niveau chirurgies :
-
Une méta-étude (c'est à dire une étude qui étudie les résultats
d'autres études) concernant trente ans d’études à long terme
(1961-1991) sur des personnes trans, note que parmi les pires
complications pour les opé f-->m on trouve la nécrose des tétons,
c'est à dire leur "mort" et donc leur perte, et des cicatrices
affreuses. Au niveau des opés génitales on trouve des sténoses
(rétrécissement) et des fistules ("trous") de l’urètre (le conduit
qui transporte l'urine), et des nécroses de la nouvelle verge.
-
On peut aussi trouver un rejet des implants testiculaires et une
déhiscence des sutures du scrotum (les sutures lâchent, exposant ce
qu’il y avait en dessous.).
Conséquences d’un traitement hormonal à base de testostérone :
Divers :
-
Pas d’augmentation du risque de développer un diabète chez des
personnes ayant eu un an de traitement.
-
Concernant le Pantestone (testo undécanoate, en pilules rouges), il
n’y a pas d’effets négatifs sur le foie et il n’augmente pas le taux
de sucre dans le sang.
-
Élévation des enzymes du foie chez certains.
-
Hyperprolactinémie chez 40% des personnes après un an et demi dans
l’une des études.
-
Pas d’effets très négatifs à long terme sur les seins, aucune
augmentation d'un risque de cancer n'a encore été démontrée.
les ovaires montrent les même changements que celles des personnes
souffrant du syndrome des ovaires polykystiques après un an de
traitement.
-
L'exposition à long terme à de la testo constitue peut être un risque
additionel de possibilité de développer un cancer ovarien, comme un
taux élevé d’androgènes à été associé avec le cancer de l’ovaire.
(Voir aussi ceci) chez certaines personnes une polyglobulie se
développe.
Au niveau des os :
-
À long terme, le risque de développer de l’ostéoporose (os devenant
poreux, fragiles, friables) quand on prend de la testo est faible, la
testo préserve des effets néfastes du au manque d’hormones femelles.
-
Au bout de juste un an, deux ans, la testo ne maintient pas la
densité osseuse chez tout le monde. Il est suggéré que cela pourrait
être du à une dose trop faible de testo pour ces personnes ou à une
prise irrégulière du traitement.
-
Ne plus avoir d’ovaires et rester sans testo pendant un temps long
(1an et demi, deux ans...) est associé à une perte nette de la
densité osseuse. Reprendre de la testo régulièrement pendant un temps
suffisament long pourrait arrêter cette perte et accroire la densité
osseuse.
Maladies cardio-vasculaires :
-
Au bout d’un an, un an et demi, baisse significative du "bon"
cholestérol, élévation des triglycérides.
-
Au bout de deux ans et demi, trois ans, baisse significative du bon
choléstérol, augmentation du mauvais, des tryglicérides, du
cholestérol total, comparé à un groupe de femmes non-trans.
-
À long terme, la réactivité vasculaire est altéré, les vaisseaux
sanguins deviennent moins souples et s’adaptent moins bien aux
fluctuations de volume du sang, le risque artériel peut être
encouragé.
-
Pas d’effet sur la pression sanguine après un an.
-
La testo a un effet antithrombotique, (elle diminue le risque de
formation de caillots dans le sang).
-
Une élévation de la graisse viscérale (celle enrobant les organes
dans l’abdomen, en contraste avec la graisse qui se dépose sur les
hanches, cuisses etc), commune lors de la prise de testo, est
associée avec une élévation du risque pour les maladies
cardiovasculaires et pour le diabète sucré non insulino dépendant
(diabète de type 2).
-
Mais pas de preuves solides que la testo accélère fortement le risque
de développement de maladies cardiaques, et les effets de la testo
sur le risque cardio-vasculaire sont moins sérieux qu’on aurait pu
craindre.
Particularités de certains trans ftms :
-
La syndrome des ovaires polykystiques toucherait selon les études de
25 à près de 80% des personnes trans ftms non traitées par de la
testostérone auparavant. Une autre forme de virilisation du corps,
mais venant cette fois ci d’un trouble adrénal, toucherait
fréquemment elle aussi des ftms n’ayant pas pris par le passé de
testo.
-
Même si la masculinisation issue de ces troubles peut être la
bienvenue, elle est souvent accompagnée d’autres problèmes de santé
et personne ne sait trop quelle est la conséquence de rajouter de la
testostérone par dessus au niveau du risque possible d’augmentation
du risque de troubles cardiaques. Dans le cas du syndrome des ovaires
polykystiques, une hysto totale avant de commencer le traitement
hormonal pourrait être opportun.
-
Et toujours utile sur un plan gynécologique, informations sur les
frottis vaginaux/du col utérin, dans quels cas en faire etc.
-
"Southern Comfort", documentaire sur Robert Eads, homme transsexuel
mort d'un cancer utérin.
-
Informations sur les cancers du col utérin, prévention, populations à
risques, dépistage:
http://cmpl83.club.fr/InfoN/bonprat.htm#2
http://www.medespace.com/cancero/doc/coluter.html
http://www.affection.org/sante/papillome.html
|